Washington conditionne l'accord sur le nucléaire avec Ryad à une reconnaissance d'Israël - Boursorama. "Washington a raison de renforcer ses relations avec Ryad mais cela ne doit pas se faire au détriment de l'efficacité de ses normes en matière de non-prolifération des armes nucléaires" avait mis en avant avant l'annonce américaine officielle Matthew Kroenig.
Les Etats-Unis avaient cherché ces dernières années à lier tout accord avec Ryad concernant le nucléaire et un pacte de défense à la normalisation des relations du royaume avec Israël, une condition réaffirmée par le président américain jeudi.
Détails
Le président américain Donald Trump a conditionné jeudi l'accord sur un programme nucléaire civil avec Ryad à la normalisation des relations entre l'Arabie saoudite et Israël.
Israël, qui jusque-là n'avait pas réagi à l'annonce de l'accord, a jugé qu'une reconnaissance par Ryad constituerait un "bond historique" pour la paix régionale.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a soutenu jeudi que Ryad souhaitait se doter d'un programme nucléaire "pacifique et civil" et assuré que l'accord comportait "des garanties pour s'assurer qu'il ne puisse pas être transformé en programme d'armement".
S'il était finalement scellé, l'accord pourrait générer des milliards de dollars pour les entreprises américaines et constituerait une victoire pour Ryad face à son rival iranien de longue date.
Gordon, directrice de l’Initiative pour la politique en matière d’énergie nucléaire de l’Atlantic Council, l’accord est "une victoire pour les Etats-Unis face à la Russie et à la Chine".
Le sénateur Bernie Sanders figure de la gauche américaine a lui dénoncé une entente "absurde": alors que Donald Trump justifie "sa guerre contre l'Iran comme un moyen d'empêcher un pays autoritaire d'enrichir du combustible nucléaire".
Donald Trump affirme que l’accord sur le nucléaire civil avec l’Arabie saoudite est «entièrement conditionné» à sa reconnaissance d’Israël - Le Figaro, dans un développement lié au même dossier.
L'accord a été annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi, en pleine reprise du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, déclenché fin février par des attaques israélo-américaines sur Téhéran au nom de la nécessité d'empêcher la République islamique de se doter de l'arme atomique.
Déclarations
«Il n'y aura pas d'enrichissement»
Contexte
L'accord "sera approuvé, mais il est entièrement conditionné à l'adhésion de l'Arabie saoudite aux (...) accords d'Abraham", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
Mercredi, le ministre avait seulement déclaré que l'accord jetait "les bases juridiques d'un partenariat de plusieurs décennies" et respectait "les normes les plus élevées en matière de sûreté nucléaire et de non-prolifération".
Parmi les voix critiques qui se sont élevées, le sénateur démocrate Chris Murphy a pointé le risque de "déclencher une course nucléaire dans la région, dissuadant davantage l'Iran de limiter son propre programme" nucléaire.
Comme Téhéran, qui réfute toute intention de se doter de l'arme atomique mais invoque son "droit" au nucléaire civil, Ryad revendique depuis longtemps de développer cette technologie à des fins civiles.
Par ailleurs, Mais il a levé une volée de critiques sur le risque de lancer la région dans course aux armements atomiques.
Dès son annonce, les critiques se sont concentrées sur la perspective que Ryad puisse enrichir de l'uranium.
il "laisse ses meilleurs amis en Arabie saoudite -l'une des plus brutales dictatures au monde- faire exactement cela" a-t-il écrit sur X, selon le suivi médiatique de l’événement.
Les éléments disponibles indiquent que France 24Accord avec l’Arabie saoudite : Donald Trump veut-il encourager la prolifération nucléaire.
Suite à suivre
La Croix« Jouer avec le feu nucléaire » : Donald Trump ouvre la voie à l’enrichissement d’uranium en Arabie saoudite Le Parisien, dans un développement lié au même dossier.
Conclus en 2020 sous l'égide de Donald Trump, les accords d'Abraham ont conduit à la normalisation des relations entre Israël et trois pays arabes, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.






